Le Canal Seine Nord Europe

L’élaboration de ce projet est sous maitrise d’ouvrage de l’Etat et de Voies Naviguables de France. Le territoire doit se préparer à cet investissement d’ampleur, source d’activités et d’emplois au plan local.

Les 7 clés du projet

Le projet de canal Seine-Nord Europe est inscrit dans une démarche globale d’aménagement et de compétitivité du territoire, de réduction des impacts environnementaux des transports et de valorisation de la polyvalence de la voie d’eau. Il est situé à la croisée de différentes politiques publiques, et le développement économique généré par le projet permettra de créer 25 000 emplois induits vers 2030 et jusqu’à 45 000 à l’horizon 2050.

Le canal Seine-Nord Europe, c’est à la fois :

1 – Le maillon manquant entre les bassins de la Seine et du Nord-Pas de Calais

En supprimant le goulet d’étranglement majeur du réseau fluvial européen, Seine-Nord Europe intégrera le bassin de la Seine au réseau fluvial européen et formera un vaste corridor de transport de fret à grand gabarit (bateaux jusqu’à 4 400 tonnes) depuis le Havre jusqu’à Dunkerque et au Benelux.

Une multiplication par 3 du trafic fluvial sur l’axe nord-sud dès 2020.

2 – De nouvelles solutions logistiques

Pour améliorer la compétitivité des entreprises grâce aux nombreux atouts de la voie d’eau : coûts réduits grâce à la massification, fiabilité, respect des délais, sécurité… Son passage offrira des plates-formes multimodales d’activités (agriculture, industrie, tourisme, BTP, logistique, chimie, recyclage…) au service de l’économie des territoires.

Une réduction de 15% à 50% des coûts de transport selon les portions du réseau.

3 – Une contribution à l’aménagement du territoire du Grand Bassin parisien au Nord-Pas de Calais

Grâce au désenclavement de la Seine, Seine-Nord Europe offrira un accès unique à 6 ports maritimes de la rangée nord-européenne Le Havre-Rotterdam à l’ensemble des opérateurs qui s’installeront le long de la liaison Seine-Escaut en Haute-Normandie, en Ile-de-France, en Picardie et dans le Nord-Pas de Calais.

Un trafic fluvial supplémentaire compris entre 6 et 7 milliards de tonnes-kilomètres à l’échelle européenne en 2020.

4 – Le développement des “hinterland” des ports maritimes français

Avec Seine-Nord Europe Le Havre, Rouen et Dunkerque pourront appuyer leur développement sur un hinterland élargi et maillé par un réseau de ports intérieurs. La trimodalité des futures plates-formes logistiques adossées au canal, leur interconnexion aux réseaux ferrés et routiers et leur situation géographique permettront le développement d’une stratégie de co-modalité performante.

Une part de marché des ports français portée à 72,5 % vers les régions françaises de la zone projet dès 2020.

5 – L’accessibilité des marchandises au cœur des grandes agglomérations

Par sa capacité à acheminer les marchandises vers les pôles économiques des agglomérations sans nuisance et sans conflit avec le transport de passagers, la voie d’eau contribue à réduire la congestion routière. Elle est un axe des politiques de déplacements urbains. L’acheminement des marchandises sur un axe dédié est un gage de sécurité et de fiabilité.

4,5 milliards de tonnes-kilomètres reportées de la route vers la voie d’eau en 2020.

6 – L’inscription du développement durable dans les politiques de transport

La voie d’eau garantit la sécurité des personnes, est économe en énergie, et permet de lutter contre la pollution atmosphérique, l’effet de serre et la congestion routière. Les faibles émissions en CO2 des futurs convois fluviaux de Seine-Nord Europe contribueront au respect des engagements de la France dans le cadre du protocole de Kyoto.

Une économie de 280 000 tonnes de CO2 en 2020 et 570 000 tonnes en 2050.

7 – Des potentialités hydrauliques et touristiques

La voie d’eau offre de très nombreuses opportunités au-delà de ses fonctions de transport. Par ses capacités de transfert d’eau, elle permet de fournir de l’eau industrielle ou potable, de contrôler les niveaux d’eau pour limiter l’impact des crues, dans la Somme et l’Oise. Mise en valeur des berges, visite des ouvrages d’art, plaisance fluviale…, Seine-Nord Europe permettra de développer des activités de détente et de loisirs, offrant un champ important de valorisation touristique pour les territoires desservis.

Une situation améliorée en période de crue de l’Oise pour plus de 500 maisons allant jusqu’à la mise hors d’eau (pour une crue de l’Oise de type 1995).

 

Les enjeux du canal SNE pour les territoires qui l’accueillent :

Un potentiel de développement :

  • une dynamisation de l’activité économique locale durant la période de construction du canal,
  • une opportunité logistique pour les entreprises locales,
  • un potentiel d’accueil d’activités le long du canal
  • une attractivité renforcée pour de futures implantations d’activités économiques ;

Un aménagement phare :

  • une opportunité d’aménagement des territoires,
  • une possibilité de valorisation touristique.

Impacts des grands chantiers de génie civil :

Négatifs :
Bruit des engins de chantier, Poussière soulevée par les circulations sur les pistes de chantier (traité par l’arrosage des pistes en période sèche) mais hors agglomération.

Positifs :
Emploi : impact direct par le recours des grandes entreprises à la main d’œuvre locale ou à des sous-traitants régionaux et indirect sous la forme d’achat de fournitures, restauration…
Le nombre d’emplois générés par le projet est évalué à environ 10 000 pendant 5 ans.

Tourisme : les grands chantiers engendrent un flux de visiteurs qui se logent et se restaurent à proximité.

Impacts de ce projet

Sur les crues de la Somme :

Les crues de la Somme sont des crues de nappe, les débits restent relativement modestes. Le franchissement de la Somme s’effectuera par un pont-canal enjambant la vallée et situé à faible distance en aval du canal du nord. L’ouvrage projeté ne fait pas obstacle à l’écoulement, l’effet du canal SNE sur le niveau des inondations est nul.

Les principes de l’insertion du projet dans le territoire visent à :

  • réduire le prélèvement sur les terres agricoles,
  • assurer l’insertion paysagère du canal,
  • préserver les sites naturels notamment de la Sensée, de la Somme et de l’Oise,
  • réaliser la desserte des pôles économiques.

Les enjeux environnementaux :

Entre Péronne et Béthencourt-sur-Somme, le canal passe à flan de coteau et évite ainsi la vallée de la Haute-Somme, très riche d’un point de vue écologique. Le franchissement de la Somme, à l’ouest de Péronne, en pont-canal contribue très largement à la préservation des conditions hydrauliques et au maintien de la qualité biologique des étangs.

Des mesures en faveur de l’environnement sont prévues pour les sites suivants :

  • le plateau picard entre Ercheu et Péronne
  • la vallée de la Somme à Péronne
  • la vallée de la Tortille au nord de Péronne

Le tracé est éloigné des sites remarquables de la vallée de la Somme.

Pour en savoir plus, vous pouvez aller sur le site des Voies Navigables de France ci-après http://www.seine-nord-europe.com/  et sur le site du Pays Santerre Haute Somme

Comment s’inscrit le pays hamois dans cette demarche ?

Bien entendu, le Pays Hamois s’implique dans ce projet d’envergure prompt à développer le territoire et l’emploi. Déjà membre de l’Association  de Développement des Ports Intérieurs de Haute Picardie (ports de Nesle et d’Eterpigny), le territoire hamois peut également accueillir des entreprises souhaitant s’implanter à proximité du canal mais n’ayant pas besoin d’y être accolées.

Des terrains à vocation artisanale et industrielle sont en conséquence prévus en ce sens au Plan Local d’Urbanisme.

L’incitation à la création d’entreprise par le financement et l’adhésion aux structures de développement économique spécialisées font aussi partie de l’action de la Communauté de Communes.